TÉMOIGNAGES de roger lapointe

5 mai 2007

Bonjour!
Quand je suis arrivé au Partage St-François dans l'après-midi du 6 août 1998, il n'y avait que ma charpente qui existait; le reste, le cœur, la tête et tout ce qui compose normalement un être humain, n'y était plus ou du moins je ne le sentais plus. J'avais la nette impression qu'en dedans de moi tout était mort. Mon univers s'était écroulé autour de moi et je ne m'y attendais pas; j'ai été accueilli au Partage St-François, avec amour, respect et surtout sans jugement. On m'a aidé, soutenu et accompagné. J'y est demeuré neuf mois, au bout desquels, je suis parti en sachant très bien que je n'étais pas prêt, mais parce que je voulais reprendre la garde de mes filles qui n'étaient pas heureuses où elles étaient.

C'était en mai 1999, et lorsqu'à la fin juin j'ai voulu me réinstaller avec elles, mon médecin qui était beaucoup plus conscient de mon état que moi, me le déconseilla au point de me dire que si je le faisais il me faudrait trouver un autre médecin, car je n'étais pas en condition d'assumer tout cela. Ma santé recommença à redescendre, au point qu'en juin 2000, je suis retourné au Partage St-François en me promettant que cette fois-ci je ressortirais lorsque moi je me sentirais prêt.

On m'a confié des responsabilités, on m'a aidé à me reconstruire, j'ai travaillé sur moi, j'ai vécu des expériences spirituelles et finalement, trente-deux mois plus tard, le 28 février 2003, je suis ressorti avec mon diplôme intérieur, rebâti en neuf

Depuis quatre ans je vis en appartement, dans une oasis de paix et de tranquillité, que j'ai meublé à neuf avec ce que j'ai épargné en arrêtant de fumer, et je vis pleinement, le cœur léger, heureux et mon contact avec mes filles est encore meilleur, car je suis bien dans ma peau. Je suis maintenant grand-papa d'une belle petite fille et je suis un homme comblé. Si en 1998, Marc et la famille Grégoire ne m'avaient pas ouvert la porte, je suis sûre que je ne serais pas là aujourd'hui pour vous écrire, car ça me paraissait aussi normal d'en finir que de me lever de table pour aller dehors.

Je souhaite sincèrement, à tous ceux qui auront un jour besoin, de trouver le Partage St‑François sur leur chemin et si vous ne le trouvez pas, appelez-moi et j'irai vous conduire, je me rappelle encore l'adresse.

Pour lire les autres témoignages >

Besoin de financement récurrent
Article de Radio-Canada - Estrie
le 1er aout 2016   Lire suite »

Une murale pour colorer
l'itinérence
Article paru dans La Tribune
le 28 juillet 2016   Lire suite »
Des nouveaux locaux!
Article paru dans la Tribune
le 24 juin 2016   Lire suite »

Se faire masser... et se sentir réconforté
Article de Radio-Canada - Estrie
le 8 avril 2016   Lire suite »